mercredi 10 décembre 2014

Deux secondes de trop


J'ai lu :
Deux secondes de trop
de Rachel Joyce
aux éditions XO
Traduit de l'anglais par Edith Walter
Titre original : Perfect

4ème de couverture :
Angleterre, 1972. Byron Hemmings, onze ans, apprend de la bouche de son meilleur ami que deux secondes vont être ajoutées au temps, afin de faire coïncider l'heure officielle avec la rotation réelle de la Terre. Cela le terrifie. Toucher au temps n'est-il pas extrêmement dangereux ?
En petit garçon responsable, il écrit à la BBC, à la Nasa, à son député... Mais personne ne semble prendre la mesure du danger.
Lorsqu'il voit l'aiguille des secondes de sa montre reculer, il se jette sur sa mère, Diana, pour qu'elle en soit témoin. Celle-ci, au volant, a un instant d'inattention.
Et l'irréparable se produit...
La vie parfaite construite par Diana s'effondre peu à peu. Qui en est le véritable responsable ? La fatalité ? Le hasard ? Ou ces deux secondes qui n'auraient jamais dû exister ?
 


Mon avis :

Après avoir terminé ce roman, je m'aperçois que sa couverture ne rend pas du tout justice à l'histoire que nous livre Rachel Joyce. D'une couleur terne, affublée de deux symboles du temps qui passe, je trouve que même la police d'écriture choisie pour le titre ne colle pas du tout : à mes yeux, cette police annonce un roman plutôt humoristique (bon ok, c'est un avis totalement intuitif et personnel). Je pourrais même pousser jusqu'à dire que préciser à même la première de couverture "par l'auteur de La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry..." est dommage. Comme si ce roman avait besoin d'une référence au précédent succès de Rachel Joyce pour prouver qu'il va être bon.

Car bon, il l'est !

Deux secondes de trop est l'histoire de Byron Hemmings, sa sœur Lucy, son père Seymour, son meilleur ami James et surtout de sa mère Diana. A l'annonce de l'ajout de deux secondes à l'heure officielle pour rééquilibrage par rapport à la rotation de la Terre, le petit garçon, conscient du caractère sacré du temps, prend peur et commet un geste qui va entraîner un accident... qu'il est d'abord seul à avoir remarqué !

Avec la complicité sans faille de son meilleur ami, il tentera par la suite de corriger cette erreur mais malheureusement pour lui, la situation va lui échapper et s'en suit une longue descente aux enfers pour lui et sa famille.

En lisant la quatrième de couverture, je ne m'attendais pas à une histoire empreinte d'autant de réflexion sur le temps qui passe, sur les conséquences de nos actes et de nos choix.

Je trouve que l'auteure a merveilleusement bien ficelé son histoire. Byron bénéficie du soutien de son ami James mais celui-ci est tenu à distance par une vieille histoire entre les deux familles. Le père absent, bien trop strict et coincé pour donner envie de se confier à lui alors qu'il aurait pu agir avant qu'il ne soit trop tard. L'environnement même de cette famille où l'apparence est maîtresse et les amitiés intéressées ne laisse aucune échappatoire à un destin tragique.

Les liens fils-mère sont à l'honneur et le paysage de lande changeant avec les saisons donnent à ce livre une atmosphère pleine de poésie et de beauté.

J'ai ri pour une histoire de déodorant, j'ai pleuré lors de retrouvailles inespérées.

On ressort du livre avec certaines questions en suspend : qu'est-ce qui lie Diana et Seymour ? Quelles sont les véritables intentions de Beverly ? Comment Lucy s'en est-elle sortie ?
D'autres questions trouvent une réponse : qui est le mystérieux Jim dont on suit les péripéties par alternance de chapitre ? Va-t-il osé laisser libre court à son amour pour Eileen ?

En résumé, si vous voulez passer un bon moment avec de la poésie et des émotions tout en finesse, ne vous fiez pas à l'apparence de la couverture de ce livre et foncez !

N'hésitez pas à partager votre ressenti avec moi en commentaire.








D'autres avis sur :
http://www.livraddict.com/biblio/book.php?id=87892
 
 

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