dimanche 25 janvier 2015

L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pélerinage

J'ai lu :
L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage
de Haruki Murakami
au format epub des éditions Belfond
traduit du japonais par Hélène Morita
Titre original : Shikisai o motanai Tazaki Tsukuru to, kare no junrei no toshi


Descriptif du livre :
Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d'université jusqu'au mois de janvier de l'année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant presque exclusivement à la mort.
 
A Nagoya, ils étaient cinq amis inséparables. L'un, Akamatsu, était surnommé Rouge ; Ômi était Bleu ; Shirane était Blanche et Kurono, Noire. Tsukuru Tazaki, lui, était sans couleur. Tsukuru est parti à Tokyo pour ses études ; les autres sont restés. Un jour, ils lui ont signifié qu'ils ne voulaient plus jamais le voir. Sans aucune explication. Lui-même n'en a pas cherché.
 
Pendant seize ans, Tsukuru a vécu comme Jonas dans le ventre de la baleine, comme un mort qui n'aurait pas encore compris qu'il était mort. Il est devenu architecte, il dessine des gares. Et puis Sara est entrée dans sa vie. Tsukuru l'intrigue mais elle le sent hors d'atteinte, comme séparé du monde par une frontière invisible. Vivre sans amour n'est pas vivre. Alors, Tsukuru Tazaki va entamer son pèlerinage. A Nagoya. Et en Finlande. Pour confronter le passé et tenter de comprendre ce qui a brisé le cercle.



Mon avis :
Haruki Murakami fait partie de ces auteurs dont je suis capable d'acheter les livres sans même savoir de quoi ils vont parler. Ainsi, L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage me faisait de l'œil depuis sa sortie, l'année dernière (2014) et j'avoue avoir eu un peu peur au début de ma lecture car j'ai trouvé que le roman était plutôt long à démarrer.
 
En quatrième de couverture, on nous annonce la couleur (sans mauvais jeu de mots) : Tsukuru faisait partie d'une bande d'amis très soudés. Ses quatre camarades partageaient la particularité d'avoir le nom d'une couleur dans leurs noms de famille. Du jour au lendemain, ses amis coupent les ponts et lui demandent de ne plus chercher à les contacter. On retrouve le jeune homme une dizaine d'années plus tard, alors qu'il est au début d'une relation sérieuse avec une fille, Sara. Celle-ci comprend que cette histoire le hante et elle va l'inciter et l'aider à retrouver ses quatre anciens amis pour élucider le mystère de leur rupture d'amitié.
 
Forte de ce résumé, je ne pensais pas devoir attendre pratiquement la moitié du livre avant que l'enquête de Tsukuru commence. Avec le recul, je comprend mieux ce que l'auteur a voulu faire : construire de vrais personnages qui ont une profondeur. Donc pendant la première moitié du livre, on revient sur le passé de Tsukuru Tazaki, l'histoire avec les quatre amis mais aussi sur une autre amitié qu'il a pu lié après qu'ils aient coupé les ponts.
 
Quoiqu'il en soit, je ressors ravie de cette lecture. Le maître nous livre un roman bien ficelé, plein de poésie et au rythme tranquille et certain. Des thèmes qui me sont chers sont évoqués : la musique classique et particulièrement le piano, le train, les gares et puis bien sûr l'amour et l'amitié. J'apprécie aussi tout particulièrement le fait que le personnage principal se rende en Europe. On sent que l'auteur est sensible à plusieurs cultures et qu'il sait de quoi il parle.
 
Un livre que je vous conseille, tout comme la bibliographie entière d'Haruki Murakami.









D'autres avis sur :
http://www.livraddict.com/biblio/book.php?id=97062

2 commentaires:

  1. Ta chronique est très intéressante ! J'ai adoré ce livre et j'ai découvert ce merveilleux auteur ! Moi aussi j'ai fais une chronique (https://journalacoeurouvert.blogspot.fr/2016/04/lincolore-tsukuru-tazaki-et-ses-annees.html)

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    1. Merci pour ton commentaire. Je vais de ce pas lire ta chronique !

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